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Édition du dimanche 04 janvier 2009

Football : Les barbus de l'AS Vitré réussissent un nouvel exploit

Coupe de France (32es de finale). C'est fort logiquement que les Vitréens ont décroché, dans les toutes dernières minutes, leur billet pour les 16es de finale, face à une formation de l'étage supérieur.

BAYONNE (de notre envoyé spécial). « Je ne leur fais pas souvent de compliments mais je dois dire qu'il y a une forme d'accomplissement dans ce match ». Effectivement, il peut se lâcher, Joël Cloarec, le coach vitréen. Car hier soir, à Bayonne, sa formation a livré une prestation de haute volée pour arracher la première qualification de son histoire à l'extérieur, face à un club hiérarchiquement supérieur.

Et sur la première période, autant dire que les Bayonnais, pensionnaires de National, ont frôlé la correctionnelle. Pas moins de quatre occasions franches à mettre à l'actif des Vitréens, contre une seule pour les Basques. « J'avais dit aux joueurs qu'ils n'avaient rien à prouver, poursuit Joël Cloarec. Qu'il fallait simplement qu'ils jouent à leur niveau mais avec l'ambition de gagner ». Et malgré un premier quart d'heure délicat, sous la pression bayonnaise, les Vitréens, emmenés par un excellent Yannick Courteille, ont réussi à renverser la vapeur.

Maîtres du jeu au milieu de terrain, surtout à la récupération du ballon, les Bretons ne se sont pas contentés de défendre. Loin de là. Collectivement, dans le jeu, la bande de Joël Cloarec a dominé cette première période de la tête et des épaules. Problème, malgré cette supériorité éclatante, ni Lefaix par deux fois ni Mbemda auteur d'une reprise sur le poteau, n'avaient réussi à donner l'avantage au Sang et Or.

« À la mi-temps, il y avait un brin de frustration, reconnaît Matthieu Chevrollier, le gardien vitréen. Avoir autant d'occasions en Coupe de France et de ne pas mener, ce n'était pas forcément très rassurant ».

Mais à la pause, Joël Cloarec a su trouver les mots justes pour que ses joueurs ne s'affolent pas. « En fait, on se doutait que l'on allait subir un peu plus en seconde période. J'ai demandé aux garçons de rester en place et de surtout pas se désunir comme on peut le faire parfois. En clair, je leur ai dit de ne surtout pas offrir le match à Bayonne. Que nous allions encore avoir des opportunités de marquer ».

Lefaix, la frappe fatale

Bien vu. Car malgré une formation bayonnaise plus cohérente, jamais les Basques n'ont réussi à venir inquiéter Chevrollier. Pourtant au fil des minutes la pression se faisait plus importante. C'est là que Kevin Lefaix a sorti la frappe fatale. On joue la 90'. L'attaquant vitréen récupère le ballon à trente mètres du but. « En percutant, ça ne marchait pas. Donc comme on jouait la dernière minute, j'ai tenté le tout pour le tout. Je ne frappe pas super-fort mais le ballon vrille un peu et passe sous le ventre du gardien. Et c'est la libération ». Pas encore car il reste quatre minutes de temps additionnel. Et comme un symbole de ce match de 32es de finale, l'AS Vitré s'offre une dernière action collective de toute beauté entre Lefaix et Massouké. Le centre de ce dernier trouve Azas qui est fauché par un défenseur. Le penalty est transformé par Courteille.

L'AS Vitré est en 16es de finale de Coupe de France pour la deuxième fois de son histoire. « C'est une grande première pour le club et c'est surtout une grande satisfaction pour les dirigeants, les éducateurs et les supporters du club ». Reste maintenant à attendre le tirage des 16es de finale qui aura lieu ce dimanche à 18 h 30, à Paris. Et laisser pousser les barbes jusqu'au 25 janvier au moins.

Nicolas CARNEC.

Ouest-France

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