Plus de 200 personnes se sont présenté vendredi dans ce centre de Cesson. Il est à peine 15 h 30, ce vendredi à Cesson-Sévigné. Le centre de vaccination doit ouvrir 30 minutes plus tard mais déjà 20 personnes patientent dans les locaux. Les minutes passent et les personnes affluent. La file se poursuit en dehors de la salle de sport Bourgchevreuil réquisitionnée comme douze autres lieux dans le département.
« Peut-être un autre jour »
Dans la file d'attente, les commentaires vont bon train. « Ils vont nous laisser dans le courant d'air encore longtemps ? » se plaint l'un. « Il y en a au moins pour deux heures. Je reviendrai peut-être un autre jour », lance un autre. Une maman avec sa poussette tente de se faufiler pour rejoindre son mari. Le couple est arrivé à 14 h.
À 16 h, ça y est, les quatre employés administratifs commencent à prendre les bons envoyés préalablement par la caisse primaire d'assurance-maladie. Certains l'ont et le brandissent mais d'autres comme Audrey sont venus les mains vides.
À la première tentative, la jeune femme a été invitée à rejoindre la sortie pour cause d'affluence massive. « On se plaint que trop peu de personnes se font vacciner et puis on est refusé », s'indigne-t-elle. Mais Audrey a retenté sa chance une heure plus tard, et là bingo ! On lui a imprimé un bon.
Depuis hier, toute personne peut se présenter dans un centre pour se faire vacciner. Carte vitale et carte d'identité suffisent, mais les personnes prioritaires restent prioritaires. « Si tout le monde se présente sans bon, la file risque de s'allonger car il faut deux à trois minutes de plus pour enregistrer une personne », explique Jean Joubrel, chef du centre de Cesson-Sévigné.
Cent vingt-six personnes samedi dernier, 182 mercredi. Plus de 200 hier. Depuis l'ouverture, le centre ne désemplit pas. « Nous allons augmenter le nombre de médecins et de vacations dès la semaine prochaine », souligne le Dr Mari.
De l'entrée à la sortie, une moyenne d'attente de 45 minutes. En attendant son tour, on papote avec son voisin sur le nombre d'injections qu'on ne connaît toujours pas, sur les écoles qui ferment les unes après les autres, sur les cas de décès aussi.
Marguerite travaille dans une garderie, elle fait donc partie des publics prioritaires : « J'ai été très sceptique au début mais comme je travaille avec des enfants, je préfère me faire vacciner et puis le nombre de morts fait réfléchir », confie-t-elle.
Le pic est passé, les personnes arrivent à présent à compte-gouttes. À l'accueil, on peut souffler un peu, pendant que les médecins, eux, continuent à piquer.
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Ouest-France
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