L'usine d'incinération (à gauche) fournit de la vapeur à sa voisine l'usine Kervalis (à droite) qui transforme des déchetsde volailles en farine de protéines et en graisses (gallinol) pour les fabricants d'aliments pour chiens et chats. Moins de chauffagechez Cooper
« La crise frappe les industriels. Avec toutes ses journées de chômage partiel, Cooper qui a des difficultés de trésorerie, na maîtrise pas sa consommation de chauffage. Elle a revu sa demande de vapeur à la baisse. » La direction de Cooper souhaite « étaler sa dette » et « renégocier son contrat » pour ne payer que ce qui est consommé.
Chez Kervalis, si l'entreprise ne connaît pas de difficultés financières, « toutes les chaudières ne tournent pas à plein régime. Ils vont revoir leurs plages d'activités ». Difficile de dire si Kervalis continuera à acheter 400 000 € de vapeur par an.
Yves Hisope assure « que ces diminutions de recettes ne mettent pas en péril le budget de notre institution » mais « il faut désormais prendre conscience qu'on ne part plus sur une recette assurée ».
Diminuer la taxesur les activités polluantes
Samedi, les membres du comité syndical du Smictom réuni à Argentré-du-Plessis, ont accepté le principe d'une renégociation du contrat de Cooper.
Mais si la vente de vapeur diminue, le syndicat sera financièrement pénalisé. « Nous vendons 47 % de la vapeur produite : il faut atteindre 60 % de si nous ne voulons pas être surtaxés. Il faut gagner 13 points pour diminuer la taxe générale sur les activités polluantes. » La facture à payer n'est pas neutre : 1,6 million d'euros pour Novergie, l'exploitant de l'usine, et 1,8 million d'euros pour le Smictom.
Chauffer la piscineet la laiterie
Pour optimiser ses installations et diminuer la taxe à payer, le Smictom a décidé samedi d'étendre son réseau d'eau chaude. Une réunion est organisée aujourd'hui avec les membres du bureau et les représentants du conseil général avec le cabinet Poyry chargé d'étudier la création et l'extension du réseau de vapeur. Dans deux directions : Vers l'Ouest pour chauffer la piscine du Bocage et alimenter en passant l'entreprise BCM cosmétique SA. Et vers l'Est pour alimenter la chaufferie de l'industriel laitier Lactalis, « candidat à l'achat de vapeur 24 h/24, 365 jours par an, pendant vingt ans. »
3,3 millions d'euros à investir
La construction des deux nouveaux réseaux d'eau chaude surchauffée coûterait 3,3 millions d'euros. « C'est un investissement important, reconnaît Yves Hisope, mais il nous permettra d'augmenter la performance énergétique des installations en passant de 47 % à 60 ou 65 % de la vapeur produite vendue. Si on réussit à franchir ce seuil, on devrait économiser 100 000 € de taxe par an à partir de 2010. » Une décision qui pérennise le centre d'incinération. « Les industriels sont d'accord sur le principe ». Mais les prix ne sont pas encore négociés. « Un cabinet doit maintenant étudier la faisabilité et les contrats. »
samedi 20 mars 21:46 Rennes
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