



Alain Bahu (CFDT), Patricia Chauvel (CFDT), Colette Guérin déléguée syndicale CFDT, Jacques Poillot (FO), Georges Davoust (CFDT) et Madeleine Martinais, déléguée syndicale FO, sont inquiets pour l'avenir de la production du fabricant de chaussures Noël à Vitré. L'ambiance est morose dans les ateliers du groupe Noël (chaussures) à Vitré. « Le groupe est en difficulté, explique Colette Guérin, déléguée syndicale CFDT. Noël licencie neuf salariés et ce n'est qu'un début. »
Le plan de licenciement de neuf postes à Vitré sera présenté lundi au comité d'entreprise : cinq dans les services administratifs, deux postes d'ouvriers et un poste d'employé aux expéditions, un poste au magasin d'usine. « Vu la situation, nous craignons la suppression pure et simple de toute la production à Vitré ,» s'inquiète Madeleine Martinais, déléguée syndicale FO.
Contacté, Patrick Noël, président du groupe, dénonce « une compétition incroyable dans les métiers de la chaussure. Nous devons adapter nos coûts et nos charges à l'évolution des marchés et faire face à la forte pression que nous connaissons sur les marges. Notre groupe a deux activités : la commercialisation de la marque Umbro (la licence est signée jusqu'en 2020) avec laquelle nous réalisons 50 % du chiffre d'affaires et notre métier d'origine : la chaussure. La restructuration touche l'activité la moins rentable aujourd'hui : la chaussure. »
La délocalisation des productions est bien avancée en Tunisie où le groupe emploie 900 salariés. « On va poursuivre la délocalisation pour réduire encore nos coûts de main-d'oeuvre », annonce Patrick Noël. Le groupe Noël emploie aujourd'hui 350 salariés à Vitré (dont 95 en production), plus de 900 en Tunisie.