













Le film est d'abord une réflexion sur le temps qui passe. C'est le fond du film. Et la forme, c'est la famille. Je me suis beaucoup inspiré des comédies familiales italiennes mais aussi de mon histoire personnelle. J'ai choisi une famille normale, pas banale mais où il n'y a aucune grande névrose. C'est sûrement ce qui facilite l'identification des spectateurs.
Ne pensez-vous pas avoir utilisé quelques clichés, sur la première fois, la ménopause... ?
Je ne pense pas que ce soit caricatural, ce sont les choses simples de la vie. Mais c'est aussi ma vision des choses, les moments que tout le monde vit, mais vu au travers de mon spectre.
Quelle portée donnez-vous à votre film ?
J'ai envie que ce soit universel, que tout le monde puisse s'y retrouver. J'utilise beaucoup le vin comme symbole du temps qui passe. Le vin, il vit, puis vieillit et change de saveur.
Dans votre film, jouent des acteurs célèbres, tels que Jacques Gamblin, Zabou Breitman ou encore Marc-André Grondin. Pourquoi ont-ils accepté le scénario ?
J'ai envoyé le scénario à Jacques Gamblin un vendredi, le mardi il me disait oui. Il a retrouvé dans ce film des résonances de sa propre vie. Aujourd'hui il est très content et le défend très bien. J'ai eu un coup de coeur pour Marc-André Grondin. Au départ ce n'était pas gagné à cause de son fort accent québécois. Il m'a dit « laisse moi deux mois pour travailler mon accent » et dans le film, on ne l'entend pas du tout.
C'est un film où la musique accompagne chaque tableau.
Oui, j'ai toujours souhaité que ce soit un film très musical. Mais j'ai choisi les musiques qui aient un rapport avec le temps qui passe d'où « Time » de Bowie par exemple. Janis Joplin c'est parce que ma mère écoutait beaucoup cette artiste. Et puis Étienne Daho à la fin, c'est parce que sa chanson est le titre du film, mais je ne connaissais pas avant. Le titre, m'a été inspiré par le film « American Beauty », de Sam Mesdes, une scène particulière où un acteur prononce cette phrase.
D'autres scénarios en projet ?
Je travaille sur l'adaptation du roman d'Eliette Abécassis, Un heureux événement. C'est un tout petit bouquin sur une femme enceinte, mais très touchant, très drôle.
Recueilli par
Anne BOCANDE.
Pratique. Bruno Bezançon sera au Cinélac à Ploërmel le mercredi 27 août, à 14 h, pour s'entretenir avec le public.