













500 exposants de tout le Grand Ouest
Vieux jouets oubliés dans les greniers, meubles rustiques ou de pitch pin, vieilles dentelles, photos jaunies et collections en tout genre, avec l'odeur réconfortante des galettes-saucisses en prime : tout était réuni pour assurer la réussite du rendez-vous.
La braderie, c'est comme un inventaire à la Prévert. L'oeil est sollicité sans cesse par ce formidable déballage. « Je n'ai jamais compris comment fonctionnait ce machin », soupire une jeune fille devant un rameur d'appartement qui attend un amateur. C'est le principe. Certaines maisons se vident pour en remplir d'autres. On ne comptait pas moins de 500 exposants, hier à Vitré, venus de tout le Grand Ouest. Avec, parmi les badauds, le matin, la haute silhouette en pull bleu ciel de Pierre Méhaignerie, promeneur décontracté.
« Le nombre d'exposants grandit chaque année. Nous sommes maintenant bien reconnus, commentait Christian Fréreux, cheville ouvrière de la journée. Nous avons des gens qui viennent de la Vendée, du sud de la Normandie. Certains mêmes ont couché sur place ! Notre réputation n'est plus à faire. » La braderie de Vitré, en effet, en est à sa 23e édition. Certains chineurs, ne redoutant pas le vent frisquet, avaient même pris place dès 4 h du matin.
Sur la place de la gare délivrée des voitures, on pouvait aussi s'arrêter à un stand bien sympathique : celui de Sylvain Desblés, poissonnier du centre-ville, qui proposait une dégustation d'huîtres. Plus loin, un ancien maire-adjoint était très affairé : Gérard Picot qui avait troqué le complet veston contre un tablier pour griller les saucisses. Car c'est tout cela, l'ambiance de la braderie. Le troc des objets, les rôles inversés. Les quarante bénévoles pouvaient avoir le sourire : leurs efforts, malgré une météo capricieuse, ont été récompensés.
D. G.