Football : Sale semaine pour les Rennais...
Déjà battus par Stabaek, mercredi, les Rennais se sont à nouveau inclinés, hier après-midi, face au promu grenoblois. Trop fébriles pour l'emporter, les partenaires d'Olivier Thomert vont devoir se reprendre sous peine de vivre un pénible mois de septembre. : Philippe Renault
Ligue 1. Comme en Norvège, les coéquipiers de Petter Hansson ont mis une mi-temps à rentrer dans le match,
et se sont montrés trop fébriles pour l'emporter.
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GRENOBLE (de notre envoyé spécial). Sale semaine pour les Rennais. Déjà défaits, mercredi à Oslo, pour avoir laissé leurs adversaires prendre le match à leur compte, ils ont subi un nouveau revers, hier, dans le magnifique écrin du stade des Alpes. Et pour la même raison : celle d'être entrés dans la partie avec trop de passivité et pas assez de détermination. De quoi mettre en rogne le coach, Guy Lacombe, qui, depuis une semaine, avait annoncé que ce troisième match de la semaine serait le plus compliqué des trois. « En colère, je l'étais à la mi-temps parce que l'on n'était pas bien. Comme en Norvège. » Et pourtant, selon l'entraîneur rennais, ce n'était pas faute d'avoir prévenu ses joueurs. « On le savait que ce match serait piégeux. C'était la fête ici, tout leur était pardonné en face, il y avait même des décisions arbitrales trop pro-promu. On le savait, ça fait partie du jeu... »
Pour ce retour parmi l'élite après 45 ans de disette, les coéquipiers du vétéran Grégory Wimbée avaient décidé d'attaquer ce match inaugural le pied au plancher. Les Grenoblois se montraient agressifs sur le ballon quand les Rennais, eux, se montraient trop agressifs sur l'homme. Des signes d'énervement qui montraient que la machine ne tournait pas rond. Étonnamment et malgré leur supériorité physique, les coéquipiers d'Hansson étaient notamment battus dans la plupart des duels aériens. « Il faut beaucoup de solidarité, d'envie, de détermination, autant que l'adversaire, pour faire un résultat face à une équipe pareille. J'avoue que ce n'était pas si facile que ça, car Grenoble a joué crânement sa chance. »
Sans un arrêt de Douchez sur le penalty de Feghouly, la note aurait même pu être plus lourde... comme contre Stabaek. « C'est vrai, ils ont mis un très beau but. Mais on a eu des occasions pour revenir », regrettait le coach breton. Pendant la dernière demi-heure, Thomert, Pagis, Gyan et consort ont, il faut le reconnaître, fait le siège du but grenoblois. Sans résultat.
Une chose est sûre : Rennes ne pourra pas se permettre trop souvent de ne commencer à jouer qu'au bout d'une heure de match. « Il faut en tirer les leçons, et régler nos soucis petit à petit. Peut-être qu'à partir du 31 août, et la fin des transferts, tout sera réglé... » Car Guy Lacombe en est convaincu : si son équipe est encore balbutiante dans son jeu collectif, c'est parce qu'elle manque de rodage. « Le championnat commence trop tôt pour Rennes. Mais c'est peut-être les dates des transferts qui sont trop tardives. Quand on ne peut pas travailler les secteurs de jeu parce que l'on n'a pas les joueurs... Cette semaine, les internationaux s'en vont. Cela va être encore compliqué. »
Il reste encore trois matches d'ici la fin du mercato, et les Rennais ne pourront pas se payer le luxe de démarrer la compétition en septembre.
Jacques GUYADER.
Ouest-France