













Rod Fanni : « Il faut vite redresser la barre. Ça commence par une victoire chez nous, à Lille, dimanche. » : Philippe RenaultRod Fanni, avec le Stade Rennais, vous traversez actuellement une période délicate...
Oui, c'est vrai. Cette mauvaise passe est due à des performances moyennes. Il faut vite redresser la barre. Ça commence par une victoire chez nous, à Lille, dimanche. N'exagérons rien, ce n'est pas encore le drame. Mais il faudrait vraiment se remettre à gagner maintenant.
Vous reverra-t-on évoluer au poste d'arrière gauche, comme en première mi-temps face à Marseille ?
Normalement, c'était juste un dépannage. Occasionnel. J'en avais discuté avec l'entraîneur.
Guy Lacombe parle beaucoup de la notion d'esprit de groupe. Qu'en est-il au Stade Rennais ?
L'esprit est là. Mais nous ne sommes peut-être pas encore très bien réglés.
C'est-à-dire ?
Le mental dans un groupe, ça se construit. Nous devons jouer encore plus en équipe et avoir un mental de guerrier. Un état d'esprit, ça se crée : en apportant un certain enthousiasme à l'entraînement, en rigolant dans les vestiaires... Mais c'est très difficile à maîtriser.
Y a-t-il des tensions au sein du club ?
Jusqu'à présent, je n'ai absolument rien perçu de négatif. D'accord, je n'étais pas là en début de semaine. Mais je n'ai pas ressenti quoi que ce soit. S'il y en a, c'est uniquement autour des rumeurs de transferts.
Le reste de l'effectif n'en souffre pas ?
Non. Nous ne sommes pas perturbés. Mais de toute façon, c'est très souvent comme cela. J'ai vécu des épisodes identiques dans tous les clubs où je suis passé.
Mais à Rennes, les clashes interviennent avec des joueurs majeurs : Briand, Wiltord, Mbia...
C'est vrai qu'ils nous ont beaucoup apporté. Mais il est normal que ces joueurs importants soient sollicités par d'autres clubs. Bien sûr nous aurions aimé les avoir avec nous. Plus on a d'atouts, plus on a des chances d'enregistrer de bons résultats.
Vous arrive-t-il d'en discuter avec eux ?
Je sais que, quoi que je dise, ça ne changera rien.
Sur le plan personnel, comment s'est passée votre première immersion au sein du groupe France ?
J'ai vraiment apprécié. J'ai ressenti un très bon contact et j'ai été bien accueilli. L'ambiance était vraiment cool.
Tout de même déçu de ne pas avoir foulé la pelouse ?
Évidemment j'aurais aimé rentrer. Mais je ne suis pas déçu pour autant. Ce n'était qu'une simple approche.
Vous avez pu parler avec Raymond Domenech ?
Non, pas vraiment. Je n'ai pas discuté avec lui de mon éventuel avenir en bleu.
On en attend plus de vous, à Rennes, depuis cet appel ?
Oui, on me l'a dit. On aimerait que je me montre plus. Ce serait important au niveau psychologique. Même si j'entraîne déjà pas mal les autres dans le vestiaire.
Recueilli par
Jérôme LACROIX.