



Pour Jean-Charles Huchet, inspecteur d'académie, « la question des remplacements a été prise au sérieux ». « Les postes sont attribués sur la base des effectifs. Personne n'en est propriétaire... » Tout juste validée par le conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN), la carte scolaire prévisionnelle pour la prochaine rentrée 2008 n'a pas offert de surprises. Aucune modification n'a, en effet, été apportée aux mesures annoncées pour le département. « Le CDEN s'est déroulé conformément à nos attentes », raconte Jean-Charles Huchet, inspecteur d'académie.
À quoi s'attendre donc pour la prochaine rentrée des classes ? Dans les établissements du second degré (collèges et lycées), ce sont l'équivalent de 45 postes, « principalement des non-titulaires », qui sont supprimés.
Sur les 441 écoles publiques (maternelle et élémentaire) du département, 72 classes ferment alors que 61 ouvrent, soit un solde négatif de 11 classes. « Il y a plus de fermetures que l'année dernière », précise l'inspecteur d'académie. Concernant le nombre de postes d'enseignants supplémentaires, douze sont programmés pour les 500 élèves prévus en plus dans le premier degré. 16 postes de remplaçants sont, par ailleurs, mis en réserve. Une anticipation et un effort nécessaires pour le CDEN.
Réajustements en septembre
« Nous avons eu, cette année, des difficultés dans les remplacements. Nous avons dû faire appel à des vacataires retraités. C'était la solution la plus immédiate et le seul moyen à disposition. Il s'agit d'une question prise au sérieux. Nous avons des craintes que ce problème revienne pour la prochaine année, nous avons donc réalisé un gros effort sur ce point. » Pour obtenir ces seize postes de remplacement de réserve, des postes de Rased (Réseau d'aide spécialisées aux élèves en difficultés) ont donc été supprimés.
Cette mesure avait valu une ferme opposition de la part du conseil municipal de Rennes et de l'ensemble des syndicats enseignants. « Ces postes spécialisés n'étaient pas utilisés, se justifie Jean-Charles Huchet qui affirme comprendre les craintes des parents d'élèves, enseignants et partenaires sociaux. Cette mobilisation est un message d'inquiétude. Ils réclamaient que je demande de nouveaux moyens mais ce n'est pas mon rôle. »
Le CDEN n'est, cependant, que la première phase de la carte scolaire. « Nous ne sommes pas dans une partie de poker menteur. Le moment décisif où on y verra clair, ce sera à la rentrée avec le nombre d'élèves inscrits. » Des réajustements dans les dotations et les suppressions sont donc à prévoir en septembre prochain.
Julien MARCHAND.