













Un peu impressionnés en ce jour de rentrée, les sixièmes de Sainte-Marie profiteront cette année de classes aux effectifs allégés. « Dans les classes à double niveau, ils sont parfois moins nombreux, mais il faut que ce soit bien géré », s'inquiète sans l'avouer une maman dont la fille rentre dans un CM1/CM2, qui plus est avec une maîtresse inconnue. Il faut dire qu'à la Hodéyère, il y a trois CM1, dont deux à double niveau. Passé le déchiffrage des listes, place aux retrouvailles. Les parents se serrent la main, reprennent contact, s'inquiètent de la réussite des vacances, des joies de la rentrée. « De toute façon, Hugo n'aime pas l'école, la rentrée c'est toujours dur. Et puis nous, on préfère les vacances » raconte, à regret, une maman.
« Dans une heure, ce sera passé »
À quelques mètres des parents, les filles s'embrassent, les garçons s'accrochent par l'épaule, tout joyeux de se retrouver dans cette ambiance de récréation, même s'il en manque un dans la bande, exilé dans une autre classe.
À 8 h 30, la première sonnerie de l'année retentit, les groupes de parents s'égrènent pendant que les enfants rejoignent leur file. La rentrée s'écrit déjà au passé.
Côté collège, aux Rochers-Sévigné, mardi fut une rentrée un peu spéciale puisqu'un nouveau principal, Yvon Thoraval, remplace M. Jabot, resté en place pendant six ans. Les parents ont accompagné leurs enfants, passablement crispés au moment d'un appel singulièrement calme. Sixième 1 ? Sixième 3 ? Ils sauront tout ce matin. « Faut pas s'inquiéter, dit un père en riant, dans une heure, ce sera passé ! »
Petit tour à Sainte-Marie. Déjà assis devant leur bureau, les élèves font connaissance avec un de leurs professeurs. Hubert Gavard, le directeur, est content : « La rentrée s'est très bien passée. » Il est ravi de constater l'allégement des classes. Le dispositif, inauguré cette année, permettra de soutenir les élèves en difficulté. « Nous accueillons néanmoins 50 collégiens de plus, dont 25 sixièmes, avec moins d'enseignants. C'est la première fois que je refuse des élèves et je peux vous dire que cela m'a vraiment affecté. Je m'étais promis de ne jamais en arriver là... » Une touche de gris pour cette rentrée tranquille.