













RENNES. - Mélody et Nawell, leur cartable neuf de 6e sur les épaules, attendent la maîtresse à la porte de leur futur collège. Il est 8 h 45. Toutes deux sont inscrites à un stage de remise à niveau. « La maîtresse est gentille. Et ça permet de réviser. Pendant les vacances, c'est vrai qu'on oublie un peu. » Pour Camille, le stress de la rentrée a presque disparu : « Finalement, le collège n'est pas si grand ! »
Chaque matin de cette semaine, elles se retrouvent avec d'autres enfants, qui entrent en 6e, pour se remémorer quelques bases de français et de mathématiques. Calcul mental, résolution de problèmes, corrections d'orthographe, accords... « C'est une remise en bouche, un tour de chauffe », précise Pascale Boucq Roigt, enseignante. Répartis dans deux salles, en deux groupes de quatre et six élèves, les enfants sont très concentrés. « Cela permet de déceler les hésitations, d'aller au plus près de l'erreur », ajoute Maryse Hervé, enseignante. Pour chaque élève, les professeurs disposent d'une feuille de route.
« D'habitude, on lève la main pendant longtemps avant que la maîtresse réponde. Là non, sourit Camille. Et puis, la semaine prochaine, à la rentrée, on aura rattrapé les autres... » L'enseignante s'assoit à côté des élèves, utilise d'autres outils, comme des petits jeux de questions-réponses, des articles de presse, distille des conseils de travail... Et personnalise, « c'est important de les réassurer ».
En juin, en fin de CM2, les enfants n'étaient pas forcément enchantés à l'idée de revenir à l'école avant les copains, « et puis je me suis dit que c'était mieux que de rester à la maison, explique Bettina. C'est bien d'être à plusieurs. On n'est pas nombreux, plus au calme. Ça reste encore un peu les vacances. »
La plupart des élèves ont fait des devoirs pendant l'été « mais, parfois, on reste bloqué sur les exercices des cahiers de vacances. Quand les parents expliquent, c'est long. On se dispute. C'est mieux avec une maîtresse ».
Agnès LE MORVAN.