

















Le score est bon et c'est logique. J'ai décidé de me retirer et de rejoindre Benjamin Lancar pour former une liste d'union. Il prend la présidence, moi, la gestion des fédérations. J'étais le candidat du terrain, j'ai apporté avec moi la quasi-totalité des fédérations de France. Nous étions les deux grosses candidatures à la tête des Jeunes Populaires, le score reflète notre complémentarité. Quant à la participation, elle est plutôt satisfaisante compte tenu de la période. Nos électeurs sont pour la plupart étudiants. Alors réussir à mobiliser 54 % de nos 30 000 jeunes militants au mois d'août, c'est un score honnête.
Cette élection a créé des remous au sein du mouvement, certains quittant même le parti, déçus de votre retrait au profit du candidat « officiel », parlant même de semblant de démocratie. Le pluralisme à l'UMP est-il possible ?
Étant les deux favoris pour la présidence des Jeunes Populaires, nous risquions un déchirement du mouvement. J'ai pris mes responsabilités en rejoignant Benjamin Lancar. Si je ne croyais pas à cette union, j'aurais quitté le mouvement. J'ai fait le choix de l'union, plutôt que de jouer la division. Dans toutes les négociations, il y a des tensions, des partisans déçus. J'ai amené les fédérations avec moi, je les ai rencontrées. Elles ont compris ce choix, nous ne pouvons pas nous permettre de jouer aux apprentis sorciers lorsqu'il s'agit de l'union d'un mouvement. C'est possible que cette élection laisse quelques cicatrices. Malgré tout, je connais bien les Jeunes Populaires, les crispations vont rapidement disparaître, et le campus d'été de Royan en septembre sera l'occasion de nous rassembler.
Quelle sera alors votre place au sein des Jeunes Populaires notamment par rapport au nouveau président, votre ancien rival ?
Après avoir été le plus jeune représentant départemental, pendant trois ans, puis délégué national, cette fonction de secrétaire général va me permettre encore davantage d'apporter mon expérience sur le terrain, dans la gestion des fédérations. Avec les élections européennes et les régionales, nous avons deux temps électoraux à préparer. L'ambition est aussi de favoriser les jeunes pour ces régionales. Je vais essayer de poursuivre l'engagement que j'ai eu auprès de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne. Maintenant que la politique de réformes est engagée par le gouvernement, nous allons continuer notre travail de soutien et de pédagogie. Les réformes ne sont pas toujours bien comprises et pourtant elles sont nécessaires. Avec le nouveau président du mouvement, Benjamin Lancar, nous travaillerons ensemble. Je ne suis pas inquiet pour cela.
Recueilli par
Pierre Guillaume CREIGNOU.